Le jeudi 17 mars dernier les élèves de la 2nde11 du Lycée Louis Davier en provenance de Joigny se sont vue accordée l’immense honneur de visiter les studios de la très renommée chaîne de télévision BFMTV.

 

      La chaîne généraliste BFMTV crée en 2005. Elle compte 400 travailleurs fixes dont 200 journalistes. Ses locaux comptent deux plateaux dont une entièrement consacré au direct et une régie1. C’est la que l’on s’occupe du montage et de tout ce qui se rapporte à l’esthétique visuelle des émissions. Des techniciens ayant obtenue un BTS audiovisuelle s’y regroupent pour travailler ensembles.


       La visite débuta par la cellule image où travaillent environ 6 personnes. Les élèves y ont rencontré Aurélie et Adèle. Ce service de documentation qui constitue la mémoire de BFMTV est dédiée à la recherche d’images. Des JRI2  sont envoyés directement sur place et tournent des images pour la chaîne. Lorsque cela s’avère impossible, les «News Corn» aident à la gestion de l’actualité internationale depuis paris. Aurélie et Adèle procèdent alors a la sélection d’une à deux minutes d’image qui seront destinées à illustrer les divers sujets3 (politique, économie, Show Business, divertissement…) présentés lors des différents programmes proposé. Leur rôle est très important. Gros plans, plan resserré, libre à elles de choisir ce qu’elles désirent. Cependant elles se fixent tout de même certaines contraintes. En effet, il leur est strictement interdit de montrer certains clichés représentant entre autres visages d’otages, enfants fumeurs, cadavres, et bien d’autres… Quelquefois aussi, elles décident de garder de côté celles qui sont exclusives ou rares, notamment les images de personnalités apparaissant peu de manière officielle. BFMTV possède une banque d’image où tous ces clichés sont archivés par l’INA4.

      De temps à autres, les différentes chaînes s’affairent entre elles et s’achètent certaines images dont elles pourraient faire usage. Il arrive parfois qu’elles se voient dépenser 500€ pour 30 secondes d’image mais les tarifs sont variables selon les exclusivités et les lieux ou se font les échanges. Par exemple, en France, lorsqu’une chaîne de télévision prépare une nécrologie pour une future personnalité décédée cela peut lui revenir aux alentours de 1500 €.

 

      Informer, expliquer, contextualiser sans jamais se répéter, le métier de présentateur n’est pas de tout repos. Tous les programmes sont présentés par des groupes de deux présentateurs, généralement mixtes. Une entente au sein du duo est donc nécessaire.

      Les élèves ont donc eu l’occasion de s’entretenir avec les deux présentateurs Roseline Dubois et Damien Gourlet qui, quelques heures auparavant, animaient le journal de la matinée. Ceux-ci leurs ont alors expliqué en détails les coulisses de leur métier. Ils arrivent dans les locaux aux alentours de 5h du matin pour procéder à un groupement des faits rares ou intéressants du moment et se basent dessus pour commencer à écrire les textes qu’ils liront peu après à l’antenne. Tout est fait le jour même et leur autonomie ainsi que leur liberté d’écriture est totale bien qu’il y ai toujours un risque qu’ils se voient contraints de jeter tout leur travail à la dernière minute en cas de Breaking News. Puis lorsqu’ils pénètrent le plateau de tournage ils sont constamment entourés de caméras et en contact avec la régie via une oreillette qui leur envoie des instructions. Ce sont presque 4 heures de direct en continue, or, bien évidemment les intermèdes de publicité leurs permettent de marquer de courtes pauses durant lesquelles ils sont occasionnellement remaquillés ou retouchés pour être le plus à leur avantage.

      Les présentateurs sont dans de bonnes conditions pour nous donner toutes les informations principales susceptibles de nous intéresser car il y a toujours plus de choses à dire que de temps disponible à l’antenne: un choix est donc nécessaire. Pour intéresser le public et relancer l’intérêt artificiel, le fond est aussi important que la forme. Le journal varie donc son répertoire et va de reportages en bandes annonces en passant par des interviews.

1: Local attenant à un studio de télévision ou de radio où sont groupés les organes de commande et de contrôle permettant de réaliser une séquence de programme.

2: Journaliste reporter d’image .

3: Thème ou information choisis pour une rubrique a diffusé.

4: Institue nationale de l’audiovisuelle.

 

Présentateur du journal télé:

      Un journaliste peut être appelé à exercer temporairement les activités d'éditorialiste, de chroniqueur, de présentateur etc… Nous allons donc approfondir sur le métier de présentateur... Le salaire du présentateur peut être variable en fonction de l’employeur, de la notoriété et de l’émission. Chez BFMTV, le présentateur arrive à 5h du matin et prépare ses sujets jusqu'à 9h du matin. En tant que journaliste, le présentateur participe aux conférences de rédaction et réfléchit avec le rédacteur en chef à l’ordre de passage des actualités en fonction de leur importance.

      Il peut changer de sujet à tout moment si il y en a un plus important qui se produit (ex: attentats, mort d'une personne connue...). Une fois sa représentation finie il jette ses sujets car il ne s'en servira plus par la suite. Il doit être réactif et dynamique, il doit avoir des compétences telles que savoir gérer le stress et les imprévus ,très bonne élocution et sourire, une bonne présentation pour la TV ainsi qu'avoir une bonne culture générale. Avant leur présentation, les présentateurs se font maquiller car les imperfections se voient à la caméra et durant les pauses des retouches sont faites.

      L'éclairage est très important et c'est la régie qui s'en occupe.Pour devenir journaliste il n'y a pas de formations spécifiques. Il est également possible de choisir plusieurs voies .

      En France il y a 14 écoles de journalisme reconnues par la profession ainsi que des écoles privées spécialisées dans les cursus TV/Radio. Les formations que ces écoles proposent sont du bac +2 au bac +5 accessibles sur concours.La place des présentateurs à la télé et à la radio sont très importantes et très difficiles d'accès. Pour se faire une place dans ce milieu, il est nécessaire de faire marcher son réseau de connaissances et de prouver son dynamisme et son culot. Il ne faut pas hésiter à multiplier ses expériences. Le salaire varie de leur ancienneté, prenons l'exemple de Claire Chazal (ancienne présentatrice TV) qui gagnait 20 000 euros par mois, contrairement au débutant qui lui gagne 1430 euros par mois.

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Justine, Nour, Marianne et Jade